201803.15
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Entretien non directif pour votre mémoire : comment obtenir des résultats exploitables ?

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L’entretien est généralement une conversation entre deux personnes ou une discussion entre un interlocuteur et son groupe, il faut donc au moins un intervieweur et un interviewé. Le but de cette interview est la collecte et l’analyse d’information. L’entretien se présente sous plusieurs types : l’entretien directif, l’entretien semi directif et l’entretien non directif. Parmi ces trois sortes d’entretien, il se trouve que l’entretien non directif est l’un des plus utilisés. Nous allons voir comment faire d’un entretien non directif pour un mémoire, un outil de qualité.


Choix de l’interviewer :


L’interviewer est généralement la personne qui s’occupe de mener la discussion. Cependant, pour un entretien non directif, ce dernier doit posséder les critères suivants afin de mener à bien son rôle :

– Une capacité d’analyse afin de pouvoir décortiquer les informations nécessaires, de ne retenir que les bonnes idées et de rejeter les mauvaises. Il doit aussi bien respecter les conditions de formes que celles de fonds.

– Une capacité relationnelle afin d’établir une relation de confiance entre enquêteur et enquêté, cette capacité permet à l’enquêté d’être à l’aise avec son interlocuteur et ainsi pouvoir donner libre cours à ses réponses et ses éventuelles idées. La neutralité de l’enquêteur est aussi de mise dans un entretien non directif.

-Une capacité d’interprétation qui ne se ramène pas forcément au langage verbal mais se rapporte également aux langages non verbaux tels que les gestes, les mimiques, les hésitations ainsi que le décryptage du comportement de l’enquêté.


Une écoute active :


Il ne faut pas interrompre un fil d’idée, il faut être capable de discerner attentivement les informations avancées par l’enquêté pour bien reformuler après.


Choix d’un thème général :


Le rôle de l’intervieweur est d’énoncer un sujet portant sur un thème général que l’interviewé doit développer au cours de la conversation. Ainsi, l’enquêteur peut éventuellement réorienter l’enquêté si jamais la conversation se dévie de ce thème énoncé initialement. Afin d’optimiser l’entretien non directif, il faut absolument que le thème général soit bien choisi, clair et précis afin d’éviter tout malentendu et aussi permettre à l’interviewer de s’exprimer librement à travers la discussion.


Choix des personnes cibles:


Il est bien d’avoir un thème de départ, mais il faut aussi savoir où trouver et collecter les informations supplémentaires pour mener à bien son étude. Dans ce contexte, le choix des personnes cibles est un  des critères d’optimisation de l’entretien non directif. Il ne s’agit pas de poser à n’importe qui telles ou telles questions ; il s’agit  de bien choisir les informateurs et connaître les bonnes personnes. Il faut alors estimer globalement si le rang social, le niveau intellectuel, la couche sociale d’appartenance de la personne cible pourraient répondre aux attentes de l’intervieweur.


Une relance d’idée :


Etant donné que l’enquêté donne relativement libre cours à ses idées, le rôle de l’enquêteur consiste néanmoins à faire des relances d’idée afin de mieux stimuler les réponses de l’enquêté et ainsi bénéficier du meilleur résultat possible. Cette relance peut prendre plusieurs formes : une demande d’éclaircissement par exemple lorsqu’il est  difficile pour l’enquêté d’exprimer une de ses idées  à cause d’un blocage ; ou encore une reformulation de ce qui a été dit auparavant ; ou pareillement un recentrage au cas où les informations données par l’interlocuteur sortent du contexte global déjà énoncé. L’enquêteur doit jouer le rôle de miroir d’idées de l’enquêté pour rappeler à l’enquêté à l’ordre au cas où celui-ci se perd dans ses idées. L’interviewer est alors la personne qui rafraîchit la pensée de son interlocuteur en cas de perte momentanée de ces idées.




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