201805.04
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Six exemples de sujets pour un mémoire d’expertise comptable

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La dernière étape du Diplôme d’Expertise Comptable (DEC) est le mémoire. Il exige une grande réflexion de la part de l’impétrant. Aussi, tout le chalenge repose sur le choix du sujet. Choisir le thème idéal est probablement et paradoxalement une des principales difficultés des mémorialistes. Quel est le meilleur sujet ? Quel thème choisir? Telles sont les questions que se posent primordialement tous les étudiants mémorialistes du diplôme d’expertise comptable.

Le bon sujet ou le thème parfait de mémoire doit refléter un objectif clair. Il se doit d’être simple et à la fois spécifique (pas de terme complexe et précis). Le thème doit aussi être acceptable et mesurable, très bien défini dans le temps et surtout réalisable. Enfin, il est impératif de toujours considérer l’aspect analytique ou pragmatique du thème choisis.

Toutes ces qualités réunies témoignent de la capacité de l’impétrant à maitriser son sujet et son aptitude à appréhender la réalité en utilisant ses connaissances académiques. En outre, elles apportent un réel avantage dans la rédaction et la conduite d’une analyse quantitative ou qualitative. C’est dans cette optique que ces trois exemples de sujet de mémoire de diplôme d’expertise comptable ont été formulés.

Exemple 1 :La place des femmes en cabinet d’expertise comptable

Aujourd’hui, la féminisation de la profession d’expert-comptable reste encore limitée. Ceci est expliqué notamment par une amplitude horaire élevée et de nombreux déplacements justifiant un faible pourcentage des femmes diplômées d’expertise comptable par rapport aux hommes.

Dans ce cas, les théories et les concepts qui développent l’émancipation ou la motivation des femmes au travail, la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle et le renforcement de la gouvernance des femmes seront confrontées avec les données et les informations récoltées auprès des cabinets d’expertise comptable.

Exemple 2 : L’avenir du métier d’expert-comptable

Nombreux sont les secteurs d’activité bouleversés par l’émergence des nouvelles technologies, certains se doivent d’évoluer sous peine de disparaître. L’expertise comptable n’échappe pas à la règle, du moins en partie. Par ailleurs, les évolutions législatives, le contexte économique, la facturation électronique obligatoire des entreprises, l’attractivité de la profession sont autant de éléments qui préoccupent les experts comptables.

Des pratiques actuelles aux perspectives d’évolution, quel sera l’avenir des professionnels du chiffre dans les prochaines années ?

Ainsi, dans ce thème le mémorialiste doit analyser scrupuleusement les facteurs (tels que les réalités économiques, techniques, technologiques, mercatiques,…) qui concernent l’environnement de l’expertise comptable et pouvant porter préjudice à son développement. En outre, il pourra laisser apparaitre la valorisation du métier par les différents acteurs qui participent à la projection de son avenir.

Exemple 3 :La sécurité informatique des logiciels de comptabilité

Autrefois trop souvent délaissée, la sécurité informatique devient aujourd’hui un enjeu majeur pour la pérennité de votre système d’information. Le temps n’est plus où une simple sauvegarde suffisait à assurer la sécurité des données. Les risques que peuvent subir les organisations peuvent être externes mais également interne et nulle n’est à l’abri, même les plus petites. En effet, dans notre monde interconnecté les données professionnelles et personnelles sont trop facilement disponibles.

La sécurité informatique est devenue un problème grandissant. De plus que les attaques malveillantes contre les systèmes informatiques de toutes sortes allant des fichiers ordinaires des entreprises et passant aux fichiers de données personnelles jusqu’aux données des organisations publiques.

Ainsi, l’impétrant est amené à analyser, pour un progiciel simple de comptabilité utilisé par les petites entreprises, d’une partles risques les plus courants de perturbation malveillante des enregistrements comptables et d’autre part, les protections possibles contre ces risques d’attaque. L’analyse peut être conduite à partir d’une application réelle en cabinet.


 Exemple 4: :LES ENJEUX DU GOODWILL

Chaque entreprise a le choix entre une croissance interne lente à travers des investissements classiques ou une évolution externe plus rapide, en absorbant ou en contrôlant d’autres entreprises. L’efficacité et la rapidité de la croissance externe justifient sa propagation pendant cette dernière décennie. Elle présente un raccourci dans l’expansion car elle se base sur les opérations de regroupements. Dans ce contexte, la technique de regroupement permet aux entreprises d’ajouter des actifs déjà en exploitation à leurs propres actifs et de réaliser par conséquent des synergies positives.

Toutefois, même si cette technique représente  beaucoup d’avantages pour les entreprises, elle a aussi un coût qui comprend d’une part, la valeur marchande des actifs combinés et d’autre part, une prime en rémunération des avantages acquis. Cette prime représente ce qu’on appelle : le goodwill.

La gestion du goodwill est alors problématique, car en norme IFRS, il n’est pas amorti. En effet, sa durée d’utilité est indéfinie. Cependant, une durée de vie indéfinie ne signifie pas que sa durée de vie est illimitée. C’est ainsi qu’un test de dépréciation est fait annuellement pour l’évaluer. Ce test est réalisé sur la base d’une actualisation des flux de trésorerie qui peuvent lui être rattachés.


Le problème réside alors sur la difficulté de gestion du goodwill. En effet, le goodwill  ou l’écart d’acquisition est par définition non identifiable, il est alors difficile de lui associer des flux de trésorerie.

Des pistes de recherches peuvent alors être traitées sur les problématiques suivantes :

–      Quelle est la nature au sens économique du « goodwill » ?

–      Quelles sont les différents modèles de valorisation et d’évaluation existants ? Sont-ils pertinents ? Des nouveaux modèles de valorisation peuvent-il être proposés ?


 Exemple 5 :L’EVALUATION DES ENTREPRISES

L’évaluation des entreprises présente un grand intérêt pour l’activité économique. Ainsi la valeur d’une entreprise peut être dégagée selon différentes méthodes basées sur le passé (références comptables) que sur  le futur (rentabilité future).


Chaque approche est plus ou moins utilisée par les professionnels ; mais leur pertinence sur la valorisation finale est en quelque sorte tributaire du secteur et de la taille de l’entreprise.

Quelques approches peuvent être alors distinguées à savoir :

  • l’approche patrimoniale qui consiste à valoriser une entreprise à partir de sa capacité à générer à moyen terme des flux de revenus (cash-flows, dividendes,…).
  • l’approche comparative qui consiste à valoriser une entreprise à partir de données sur des sociétés présentant un profil comparable (opérations comparables, indices de référence, données financières des concurrents,….)

Les pistes de recherche sur les problématiques découlant de l’évaluation des entreprises peuvent être les suivantes :

–      Quels sont les fondements théoriques de l’évaluation des entreprises ?

–      Quelle méthode d’évaluation est la plus pertinente ?

–      Quelles sont les limites de chaque méthode d’évaluation ?


 Exemple 6: LES ENJEUX DU COMMISSARIAT AUX COMPTES

Toute Direction Générale d’une entreprise a pour responsabilité de comptabiliser ses opérations en évitant toutes erreurs ou fraudes  et  de dresser  des états  financiers conformément aux  principes  comptables généralement admis. Néanmoins, pour certaines catégories d’entreprises, en vertu de leur envergure, la nomination d’un professionnel  indépendant s’avère être crucial afin de chargé de vérifier la sincérité des états financiers et des documents comptables. Il s’agit entre autre, d’un auditeur externe, dénommé commissaire aux comptes,  qui assurera que ces documents ont  été établis  en adéquation avec les principes  comptables. Dans cette optique, l’objectif de l’audit n’est pas de mesurer, d’interpréter ou de communiquer les évènements affectant l’entreprise mais seulement de prouver que ce qui lui est présenté est conforme  aux  principes comptables  à  partir desquels  sont  établis les  états  financiers. En d’autre  terme,  le but du commissaire aux comptes est alors de relever et dénoncer les irrégularités et les inexactitudes. Ce qui ne serait sans doute agréable aux yeux des dirigeants malhonnête. C’est dans ce sens qu’émergent les problématiques suivantes :

–      Quels sont les enjeux du commissariat aux comptes ?

–      Quel est son statut par rapport à l’entreprise auditée?

–      Quid de son indépendance ?

–      Comment pallier aux limites du commissariat aux comptes ?

–      Quelles sont les obligations du commissaire aux comptes

–      Quelles sont les méthodes utilisées par un commissaire aux comptes dans le cadre de sa mission ?





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