Sommaire
- Qu’est-ce qu’une problématique de mémoire universitaire ? (définition claire et exemples)
- Pourquoi la problématique est-elle essentielle dans un mémoire universitaire ? (enjeux et critères du jury)
- Différence entre thème, sujet et problématique (comparatif clair et exemples)
- Comment construire une problématique efficace pour un mémoire de recherche (méthode pas à pas)
- Erreurs fréquentes dans la formulation d’une problématique de mémoire (à éviter absolument)
- Comment évaluer la pertinence académique d’une problématique de mémoire (grille de validation)
- FAQ – Problématique de mémoire universitaire (réponses claires aux questions fréquentes)
Trouver une bonne problématique pour un mémoire de recherche constitue une étape déterminante dans la réussite d’un travail académique et plus largement dans toute démarche de recherche universitaire structurée, car elle permet de cadrer la réflexion, d’orienter la recherche documentaire et de donner une cohérence scientifique à l’analyse finale.
Sans problématique clairement formulée, même un sujet pertinent peut conduire à un écrit universitaire confus, excessivement descriptif ou insuffisamment problématisé, ce qui nuit à la qualité globale du travail et à son évaluation académique.
Dans cet article, nous vous expliquons comment formuler une problématique pertinente et conforme aux exigences de la rédaction universitaire, en vous appuyant sur une méthode rigoureuse, progressive et illustrée par des exemples concrets issus de mémoires de recherche.

Qu’est-ce qu’une problématique de mémoire universitaire ? (définition claire et exemples)
La problématique est la question centrale à laquelle votre mémoire de recherche cherche à répondre. Elle ne se limite pas à l’énoncé d’un thème ou d’un sujet général, mais met en lumière un problème scientifique, théorique ou pratique qui justifie une analyse approfondie et structurée.
Dans un cadre universitaire, la problématique permet de délimiter précisément le sujet du mémoire, d’éviter une approche purement descriptive, de structurer le plan et les hypothèses de recherche, et de démontrer l’intérêt scientifique du travail.
❌ Sujet trop large : « Le télétravail »
✅ Problématique construite : « En quoi le télétravail modifie-t-il les pratiques managériales dans les PME françaises depuis la crise sanitaire ? »
Pourquoi la problématique est-elle essentielle dans un mémoire universitaire ? (enjeux et critères du jury)
La problématique n’est pas un simple exercice formel imposé par les normes académiques, elle constitue le fil directeur de l’ensemble du mémoire de recherche et structure chaque étape du travail académique, depuis la revue de littérature jusqu’à l’analyse et l’interprétation des résultats.
Dans le cadre de l’évaluation d’un mémoire universitaire, le jury examine en priorité la clarté de la question de recherche formulée, la cohérence entre la problématique, le plan et l’analyse, ainsi que la capacité de l’étudiant à problématiser un sujet et à adopter une posture analytique conforme aux exigences de la rédaction universitaire.
- Oriente la réflexion et la construction du plan du mémoire de recherche
- Évite une approche purement descriptive et renforce la dimension analytique du travail académique
- Assure la cohérence méthodologique de l’ensemble de la démarche de recherche universitaire
- Facilite l’évaluation du mémoire par le jury académique
| Avec une problématique claire | Sans problématique claire |
|---|---|
| Analyse structurée et ciblée du travail de recherche | Accumulation d’informations sans hiérarchisation ni logique analytique |
| Argumentation cohérente et démonstrative | Description factuelle sans véritable démonstration académique |
| Plan clair, équilibré et justifié | Plan désorganisé, redondant ou difficilement justifiable |
Différence entre thème, sujet et problématique (comparatif clair et exemples)
Une confusion fréquente dans la rédaction universitaire consiste à assimiler le thème, le sujet et la problématique. Pourtant, ces trois notions correspondent à des niveaux d’analyse distincts et doivent être clairement différenciées pour construire un mémoire de recherche cohérent.
| Notion | Définition | Exemple |
|---|---|---|
| Thème | Champ général de réflexion | L’éducation numérique |
| Sujet | Angle précis au sein du thème | L’usage des tablettes à l’école primaire |
| Problématique | Question analytique appelant une démonstration | Quels effets pédagogiques mesurables sur les apprentissages ? |
Un étudiant indique comme sujet de mémoire : « L’éducation numérique ». Après échange avec son directeur, il reformule en « L’usage des tablettes à l’école primaire », pensant avoir clarifié sa démarche. Cependant, son plan reste descriptif et son mémoire manque d’analyse. Ce n’est qu’en formulant la problématique « Quels effets pédagogiques mesurables l’usage des tablettes a-t-il sur les apprentissages fondamentaux en école primaire ? » que le travail devient réellement problématisé et conforme aux attentes universitaires.
Si votre mémoire peut être résumé par une simple description de faits ou de concepts, cela signifie que la problématique n’est pas encore suffisamment formulée.
Suite de l’article : La partie suivante présentera la méthode étape par étape pour construire une problématique solide, transformer une question vague en problématique scientifique et illustrer le raisonnement par des mini cas pratiques issus de mémoires réels.
Comment construire une problématique efficace pour un mémoire de recherche (méthode pas à pas)
Construire une problématique pertinente ne relève ni de l’intuition ni de l’improvisation. En rédaction universitaire, il s’agit d’un processus méthodique qui repose sur une réflexion progressive, allant du général vers le spécifique, afin de transformer un intérêt initial en question de recherche scientifiquement exploitable.
Étape 1 : partir d’un thème général maîtrisé
La première étape consiste à identifier un thème général en lien avec votre formation, vos lectures académiques ou votre projet professionnel. Ce thème doit être suffisamment large pour offrir de la matière scientifique, mais assez maîtrisé pour éviter une recherche superficielle.
Un bon thème de mémoire s’appuie toujours sur un socle théorique existant, ce qui permet d’ancrer le travail dans un cadre académique reconnu et d’éviter les sujets trop personnels ou non problématisables.
Un étudiant en sciences de gestion s’intéresse au management. Ce thème est trop vaste pour un mémoire, mais il constitue une base pertinente à condition d’être progressivement resserrée.
Étape 2 : délimiter un sujet précis et contextualisé
À partir du thème général, il est indispensable de définir un sujet précis en introduisant un contexte géographique, temporel, organisationnel ou sectoriel. Cette délimitation permet de rendre le travail réalisable dans le temps imparti et conforme aux attentes méthodologiques.
Un sujet bien délimité réduit le risque de dispersion et facilite la construction d’un plan cohérent, tout en renforçant la crédibilité scientifique du mémoire.
| Sujet trop large | Sujet délimité |
|---|---|
| Le management des équipes | Le management des équipes en télétravail dans les PME françaises |
Plus un sujet est précisément contextualisé, plus il est facile de le transformer en problématique analytique.
Étape 3 : identifier une tension, un problème ou un paradoxe
La problématique naît toujours d’une tension intellectuelle. Il peut s’agir d’un écart entre la théorie et la pratique, d’un débat scientifique non tranché, d’un paradoxe observé sur le terrain ou d’une évolution récente qui remet en question des modèles existants.
Cette étape est essentielle car elle permet de dépasser la simple description pour entrer dans une démarche analytique, ce qui constitue le cœur de tout mémoire de recherche.
La littérature affirme que le télétravail favorise l’autonomie des salariés, mais certaines PME constatent une perte de cohésion d’équipe. Cette contradiction constitue une tension problématisable.
Étape 4 : formuler la problématique sous forme de question
Une problématique efficace se formule toujours sous la forme d’une question ouverte, claire et précise. Elle doit appeler une analyse argumentée et non une réponse factuelle ou binaire.
La formulation interrogative permet de guider la réflexion, de structurer le plan et de préparer l’élaboration d’hypothèses de recherche.
| Formulation faible | Formulation problématisée |
|---|---|
| Le télétravail améliore-t-il la productivité ? | Dans quelle mesure le télétravail influence-t-il la productivité et la cohésion des équipes dans les PME françaises ? |
À ce stade, la problématique devient le socle du mémoire de recherche et conditionne la construction du plan, la sélection des sources académiques et le choix de la méthodologie.
Suite de l’article : La partie suivante présentera les erreurs fréquentes à éviter, les critères d’évaluation d’une bonne problématique et une FAQ complète optimisée pour le référencement naturel.
Erreurs fréquentes dans la formulation d’une problématique de mémoire (à éviter absolument)
De nombreux mémoires de recherche perdent en qualité non pas à cause du sujet choisi, mais en raison d’erreurs méthodologiques commises lors de la formulation de la problématique. Identifier ces écueils permet d’améliorer significativement la rigueur et la crédibilité académique du travail.
Formuler une problématique trop descriptive
Une problématique descriptive se contente de présenter un phénomène sans poser de véritable question analytique. Elle conduit souvent à un mémoire narratif, dépourvu de démonstration scientifique.
❌ « Le télétravail dans les entreprises françaises »
✅ « Comment le télétravail redéfinit-il les modes de coordination au sein des entreprises françaises ? »
Choisir une problématique trop large ou trop vague
Une problématique trop large empêche d’approfondir l’analyse et rend le mémoire difficile à structurer. À l’inverse, une problématique trop vague manque de précision conceptuelle et complique la construction des hypothèses.
Une bonne problématique trouve l’équilibre entre faisabilité, précision et portée analytique.
Formuler une question fermée ou normative
Les questions appelant une réponse par oui ou non, ou reposant sur un jugement de valeur, ne sont pas adaptées à un travail académique. Une problématique universitaire doit toujours inviter à une analyse nuancée et argumentée.
« Le télétravail est-il une bonne chose ? »
À privilégier :
« Quels sont les effets organisationnels du télétravail sur la performance collective ? »

Comment évaluer la pertinence académique d’une problématique de mémoire (grille de validation)
Avant de valider définitivement une problématique de mémoire de recherche, il est recommandé de procéder à une auto-évaluation fondée sur des critères académiques précis afin d’anticiper les attentes du jury et de garantir la qualité scientifique du travail académique.
- Compréhensible sans explication supplémentaire pour un lecteur universitaire
- Délimitée clairement dans le temps, l’espace et le contexte d’étude
- Orientée vers une analyse argumentée et démonstrative
- Réalisable sur le plan méthodologique au regard des données et des sources disponibles
| Critère | Question à se poser |
|---|---|
| Clarté | La question de recherche est-elle compréhensible sans explication supplémentaire ? |
| Délimitation | Le contexte temporel, géographique ou organisationnel est-il clairement défini ? |
| Dimension analytique | La problématique appelle-t-elle une démonstration argumentée et structurée ? |
| Faisabilité | Les données empiriques et les sources académiques sont-elles accessibles et exploitables ? |
Une étudiante propose la problématique suivante : « Quel est l’impact du numérique sur l’éducation ? ». Si la question paraît claire au premier abord, elle ne satisfait pas plusieurs critères académiques, car le contexte n’est pas délimité, la dimension analytique reste imprécise et les données exploitables ne sont pas clairement identifiées. Après auto-évaluation, la problématique est reformulée en « Dans quelle mesure l’intégration d’outils numériques influence-t-elle les pratiques pédagogiques des enseignants du secondaire en France ? », répondant ainsi aux exigences de clarté, de délimitation et de faisabilité attendues dans un mémoire de recherche universitaire.
Si la problématique permet de justifier logiquement chaque partie du plan et d’articuler l’ensemble de la démarche de recherche, alors elle peut être considérée comme suffisamment solide sur le plan académique.
- Université de Lorraine –
Guide méthodologique du mémoire de master :
source académique (PDF)
- Université de Lorraine (SHS Nancy) –
Méthodologie du mémoire de recherche :
source académique (PDF)
- Université de Genève –
Formuler une problématique et une question de recherche :
source académique (PDF)
- Université de Genève (TECFA) –
Manuel de méthodologie de la recherche :
source académique (PDF)
FAQ – Problématique de mémoire universitaire (réponses claires aux questions fréquentes)
❓ Qu’est-ce qu’une bonne problématique de mémoire ?
Une bonne problématique de mémoire est une question centrale claire, précise et analytique qui met en évidence un problème scientifique ou professionnel. Elle dépasse la simple description d’un sujet et oriente l’ensemble du raisonnement, du plan à la méthodologie.
❓ Quelle est la différence entre un sujet et une problématique ?
Le sujet définit le thème étudié, tandis que la problématique formule une question de recherche qui révèle une tension, un enjeu ou un paradoxe. Sans problématique, le mémoire reste descriptif et manque de profondeur analytique.
❓ Comment savoir si ma problématique est trop large ?
Une problématique est trop large si elle ne permet pas de délimiter clairement le terrain d’étude, le cadre temporel ou le contexte. Si elle peut s’appliquer à trop de situations différentes ou conduire à un plan flou, elle doit être reformulée.
❓ Une problématique peut-elle être une question fermée ?
Non. Une problématique universitaire doit toujours être ouverte. Les questions fermées appelant une réponse par oui ou non ne permettent pas une analyse argumentée et sont donc inadaptées à un mémoire de recherche.
❓ Peut-on modifier sa problématique en cours de rédaction ?
Oui, c’est fréquent et même recommandé. La problématique peut évoluer à mesure que la revue de littérature et le terrain de recherche progressent, tant qu’elle reste cohérente avec le sujet et validée par le directeur de mémoire.








