
Sommaire
- Pourquoi un mauvais plan peut faire chuter la note de votre mémoire
- Comment choisir le bon plan de mémoire (sans se tromper)
- Plan de mémoire n°1 : le plan classique (théorie / pratique)
- Plan de mémoire n°2 : le plan thématique
- Plan de mémoire n°3 : le plan analytique ou démonstratif
- Quel est le meilleur plan de mémoire selon votre sujet ?
- 7 erreurs de plan de mémoire qui pénalisent les étudiants
- Récapitulatif des trois exemples de plans de mémoires
- Conclusion
- Sources académiques (PDF) et références méthodologiques
- FAQ – Plans de mémoire universitaire
La réussite d’un mémoire de recherche repose en grande partie sur la qualité de son plan. Véritable socle du travail universitaire, un plan clair, logique et cohérent facilite non seulement la rédaction universitaire, mais permet également de répondre aux exigences académiques propres à l’enseignement supérieur. Il aide le lecteur — enseignant, jury ou directeur de mémoire — à comprendre rapidement la démarche scientifique, le cadre méthodologique et la progression du raisonnement.
Dans cet article, nous vous présentons trois exemples de plans de mémoire fréquemment utilisés dans le cadre d’un travail académique ou d’un travail de fin d’études (licence ou master). Chaque structure est expliquée, illustrée par des exemples concrets et accompagnée de conseils pratiques afin de vous aider à choisir le plan le plus adapté à votre sujet, à votre discipline et aux attentes universitaires.

Pourquoi un mauvais plan peut faire chuter la note de votre mémoire
Le plan constitue l’ossature du mémoire universitaire. Il structure la réflexion scientifique, organise les idées et hiérarchise les arguments conformément aux normes universitaires et aux exigences académiques. Dans le cadre d’un travail universitaire, un plan bien construit garantit la progression logique de l’analyse et la cohérence de la démonstration. À l’inverse, un plan mal élaboré peut fragiliser une production académique pourtant riche sur le fond, en rendant la lecture et l’évaluation plus complexes.
Les fonctions principales d’un plan de mémoire universitaire
- Structurer la réflexion scientifique
- Clarifier la problématique et les hypothèses
- Faciliter la rédaction et éviter les répétitions
- Guider le lecteur tout au long du raisonnement
Un étudiant en sciences de gestion qui rédige son mémoire sans plan détaillé risque de traiter la revue de littérature après l’analyse empirique, ce qui nuit à la logique académique. Un plan clair permet d’éviter ce type d’erreur méthodologique.
Comment choisir le bon plan de mémoire (sans se tromper)
Il n’existe pas de plan universel valable pour tous les mémoires. Le choix du plan dépend principalement de la nature du sujet, de la discipline académique et du cadre méthodologique imposé par l’établissement. Dans le cadre d’un travail universitaire ou d’un travail de fin d’études, il est essentiel d’adapter la structure du mémoire aux objectifs de la recherche, au niveau d’études (licence ou master) et aux exigences académiques propres à l’enseignement supérieur.
- La nature du sujet : théorique, empirique ou mixte
- La discipline : sciences humaines, sciences exactes, management, etc.
- Les exigences méthodologiques de l’université ou de l’école
Tableau comparatif des critères de choix d’un plan
| Critère | Impact sur le plan |
|---|---|
| Sujet théorique | Plan conceptuel ou thématique recommandé |
| Sujet empirique | Plan méthodologique avec terrain et analyse |
| Sujet mixte | Plan classique en deux grandes parties |
Un mémoire portant sur l’impact du télétravail sur la performance des salariés nécessitera un plan combinant une partie théorique (concepts de performance, motivation, organisation du travail) et une partie empirique (enquête, entretiens et analyse des résultats).
Plan de mémoire n°1 : le plan classique (théorie / pratique)
Le plan classique est le plus répandu dans les travaux académiques. Il repose sur une distinction claire entre le cadre théorique et l’étude empirique, ce qui en fait une structure particulièrement appréciée par les enseignants et les jurys.
Structure type d’un plan de mémoire classique
- Partie 1 : Cadre théorique et conceptuel
- Partie 2 : Étude empirique et analyse des résultats
Détail d’un plan de mémoire classique (exemple détaillé)
| Partie | Contenu |
|---|---|
| Partie théorique | Définitions, concepts clés, revue de littérature, modèles existants |
| Partie empirique | Méthodologie, collecte des données, analyse et discussion des résultats |
Dans un mémoire en marketing consacré à la fidélisation client, la première partie analysera les théories de la fidélité et de la satisfaction, tandis que la seconde présentera une enquête menée auprès de consommateurs.
Plan de mémoire n°2 : le plan thématique
Le plan thématique est particulièrement adapté aux mémoires de recherche dont l’objectif principal est d’analyser un phénomène à travers plusieurs dimensions complémentaires. Contrairement au plan classique, il ne sépare pas strictement théorie et pratique, mais organise le raisonnement autour de grands axes thématiques.
Dans quels cas utiliser un plan de mémoire thématique ?
Ce type de plan est recommandé lorsque le sujet du mémoire est transversal ou multidimensionnel, notamment dans les domaines des sciences humaines, de la sociologie, de la psychologie, du droit ou encore des sciences de l’éducation.
- Analyse d’un phénomène complexe sous plusieurs angles
- Comparaison de points de vue ou de modèles théoriques
- Étude qualitative approfondie
Un mémoire portant sur l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap peut être structuré autour de thématiques telles que le cadre institutionnel, les pratiques pédagogiques et le ressenti des enseignants.
Structure type d’un plan de mémoire thématique
- Partie 1 : Première thématique majeure liée à la problématique
- Partie 2 : Deuxième thématique complémentaire
- Partie 3 : Troisième axe d’analyse ou ouverture comparative
Exemple détaillé d’un plan de mémoire thématique
| Partie | Objectif académique |
|---|---|
| Partie 1 | Analyse conceptuelle et cadre théorique de la thématique |
| Partie 2 | Étude empirique ou analyse qualitative liée à la thématique |
| Partie 3 | Comparaison, discussion critique ou ouverture |
Dans un mémoire en sociologie consacré aux usages des réseaux sociaux, une partie peut être dédiée aux motivations des utilisateurs, une autre aux impacts sociaux observés, et une troisième aux enjeux éthiques et réglementaires.
Plan de mémoire n°3 : le plan analytique ou démonstratif
Le plan analytique, aussi appelé plan démonstratif, repose sur une logique argumentative progressive. Il est conçu pour défendre une thèse ou répondre à une problématique en suivant un raisonnement structuré, souvent en trois temps.
Principes du plan de mémoire analytique (ou démonstratif)
Ce plan est très utilisé dans les disciplines juridiques, économiques et philosophiques, mais il peut également convenir à tout mémoire nécessitant une démonstration rigoureuse.
- Analyse approfondie d’un constat ou d’une situation
- Identification des limites ou des dysfonctionnements
- Proposition de solutions ou de perspectives d’amélioration
Structure classique d’un plan de mémoire analytique
- Partie 1 : Analyse du cadre existant ou du phénomène observé
- Partie 2 : Critique, limites et enjeux identifiés
- Partie 3 : Recommandations, solutions ou perspectives
| Étape | Rôle dans le raisonnement |
|---|---|
| Analyse | Comprendre et expliquer la situation étudiée |
| Discussion | Identifier les limites, contradictions ou problèmes |
| Proposition | Formuler des solutions ou des pistes d’amélioration |
Un mémoire en droit portant sur la protection des données personnelles peut analyser le cadre juridique actuel, en montrer les limites face aux enjeux numériques, puis proposer des évolutions législatives adaptées.
Quel est le meilleur plan de mémoire selon votre sujet ?
Le choix du plan constitue une décision stratégique dans la rédaction d’un mémoire de recherche ou d’un travail universitaire. Un plan adapté permet de valoriser la qualité de l’analyse, de renforcer la cohérence du raisonnement et de répondre précisément aux attentes académiques du jury. Dans le cadre d’une production académique, il s’agit de trouver une structure en adéquation avec la problématique, la méthodologie retenue et les exigences institutionnelles de l’enseignement supérieur.
Avant d’arrêter définitivement votre structure, il est essentiel d’évaluer votre sujet, votre problématique et la méthodologie envisagée afin d’opter pour un plan en adéquation avec votre démarche académique.
Les questions à se poser avant de valider son plan
- Mon sujet appelle-t-il une approche théorique, empirique ou mixte ?
- Ma problématique nécessite-t-elle une démonstration progressive ?
- Ai-je suffisamment de données pour une partie empirique ?
- Les consignes de mon établissement imposent-elles une structure spécifique ?
Avant de commencer la rédaction, soumettez votre plan détaillé à votre directeur de mémoire. Une validation en amont permet d’éviter des corrections lourdes en fin de parcours.

7 erreurs de plan de mémoire qui pénalisent les étudiants
Même avec un sujet pertinent, certaines erreurs de structuration peuvent fragiliser un travail académique. Identifier ces pièges permet d’améliorer significativement la qualité globale du mémoire.
- Multiplier les parties sans réelle cohérence logique
- Déséquilibrer les parties avec des volumes inégaux
- Mélanger analyse théorique et résultats empiriques sans transition
- Rédiger un plan trop descriptif sans problématisation
Un mémoire dont la première partie compte 60 pages et la seconde seulement 15 pages donne l’impression d’un travail déséquilibré, même si le contenu est pertinent.
Récapitulatif des trois exemples de plans de mémoires
| Type de plan | Idéal pour | Disciplines fréquentes |
|---|---|---|
| Plan classique | Mémoires avec cadre théorique et étude empirique | Gestion, marketing, sciences sociales |
| Plan thématique | Analyse multidimensionnelle d’un phénomène | Sociologie, éducation, psychologie |
| Plan analytique | Démonstration argumentative et critique | Droit, économie, philosophie |
Conclusion
Il n’existe pas de plan unique valable pour tous les mémoires universitaires. Le choix de la structure doit toujours être guidé par la problématique, la méthodologie de recherche et les attentes institutionnelles. Dans le cadre d’un mémoire de recherche ou d’un travail de fin d’études, un plan bien construit constitue un véritable fil directeur qui facilite la rédaction, renforce la clarté du raisonnement et répond pleinement aux exigences académiques.
En vous appuyant sur ces trois exemples de plans de mémoires différents, vous disposez désormais d’une base méthodologique solide pour structurer efficacement votre travail académique, valoriser votre analyse et aborder la rédaction universitaire avec méthode et confiance.
Sources académiques (PDF) et références méthodologiques
Afin d’appuyer les recommandations méthodologiques (structure, choix du plan, attentes académiques), voici des ressources institutionnelles et universitaires francophones consultables en PDF.
CNAM – Recommandations méthodologiques pour la rédaction d’un mémoire de master (PDF)
Université Grenoble Alpes (INSPE) – Guide de rédaction du mémoire (PDF)
Université Paris Nanterre – Guide du mémoire (PDF)
Bibliothèque universitaire (UMLP) – Guide de rédaction des mémoires (PDF)
Sciences Po Lille – Guide “Préparer et rédiger un mémoire de recherche” (PDF)
CNRS (CEPAM) – Guide d’écriture du mémoire de Master (PDF)
FAQ – Plans de mémoire universitaire
Quel est le meilleur plan pour un mémoire universitaire ?
Il n’existe pas de plan unique valable pour tous les mémoires. Le meilleur plan dépend du sujet, de la discipline et de la méthodologie choisie. Les plans les plus courants sont le plan classique (théorie/pratique), le plan thématique et le plan analytique ou démonstratif.
Quelle est la différence entre un plan classique et un plan thématique ?
Le plan classique sépare clairement la partie théorique de la partie empirique, tandis que le plan thématique organise le mémoire autour de grands axes d’analyse sans distinction stricte entre théorie et pratique. Le plan thématique est souvent utilisé pour des sujets transversaux.
Dans quels cas utiliser un plan analytique pour un mémoire ?
Le plan analytique est recommandé lorsque le mémoire repose sur une démonstration argumentative. Il suit généralement une logique en trois temps : analyse du phénomène, identification des limites ou enjeux, puis propositions ou perspectives d’amélioration.
Combien de parties doit contenir un plan de mémoire ?
Un plan de mémoire contient généralement deux ou trois grandes parties. L’essentiel est de garantir un équilibre entre les parties et une progression logique du raisonnement, plutôt que de multiplier les sections sans cohérence.
Faut-il faire valider son plan de mémoire avant la rédaction ?
Oui, il est fortement conseillé de faire valider son plan par le directeur ou la directrice de mémoire avant de commencer la rédaction. Cette validation permet d’éviter des corrections importantes en fin de parcours et d’assurer la conformité aux exigences académiques.








