Comment reconnaît-on une mauvaise problématique de mémoire?

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Comment reconnaît-on une mauvaise problématique de mémoire?

Savoir problématiser est garant d’un travail de mémoire de valeur. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de ne pas partir d’une mauvaise problématique quand on fait ses travaux de recherche. Mais en quoi juge-t-on la qualité d’une problématique ? Ce travail apportera des éclaircissements sur les divers aspects permettant de différencier une mauvaise problématique d’une bonne, notamment sur le point de vue global, ensuite sur la forme par laquelle elle se présente, et enfin sur le fond.

Une problématique est un texte qui pose un problème. Il s’agit d’une sorte de défi au lecteur, qui doit y répondre avec des solutions originales et créatives. Il n’est pas toujours immédiat de reconnaître une mauvaise problématique. En effet, pour que la réflexion se transforme en défi ludique et intéressant, il faut que le thème soit bien ciblé, les propositions claires et concrètes. La mauvaise problématique est souvent caractérisée par une étendue générale trop large ou vague, des propositions qui ne se limitent pas aux objets proposés ou encore une présentation désordonnée dont les idées ne procèdent pas logiquement. Parfois, elle résulte de la superposition de plusieurs sujets (par exemple : quelque chose qui appartient à plusieurs arts). D’autres fois encore, c’est son ton généralement laconique et passe-partout qui indique la faiblesse du projet…

Qu’est-ce qu’une Problématique ?

Le terme « problématique » suggère un ensemble de problèmes se rapportant à un sujet donné. La problématique de mémoire, par contre, est un problème intellectuel unique qui va constituer le fil conducteur de la recherche. Cette problématique de mémoire est donc définie, ou choisie, parmi les différents aspects possibles du problème. D’un point de vue global et simplifié, une problématique est mauvaise ou critiquable quand elle est mal choisie. C’est le cas d’une problématique qui ne correspond pas à ce à quoi le sujet fait allusion, qui n’est pas adéquate, et qui ne peut donc pas constituer le cœur de la recherche.

Considérations importantes

Pour plus de précision, analysons en premier lieu la forme de la problématique

On reconnaît d’emblée une mauvaise problématique par la façon dont elle est formulée. D’abord, elle peut être trop longue ou trop compliquée. Telles les hypothèses qui sont interminables et qui comprennent des mots incompréhensibles ou très recherchés. Une bonne problématique est par contre, immédiatement compréhensible : elle est simple, courte et claire. Ensuite, une problématique est imparfaite quand elle est trop vague. Ceci est le cas d’une problématique qui aborde le sujet d’une façon trop générale ou qui inclut plusieurs problèmes en même temps. Une problématique efficace, au contraire, est spécifique et bien définie. Elle n’aborde qu’un seul aspect du problème à la fois. Enfin, une problématique reste discutable quand elle n’est pas objective. C’est ainsi que toute considération d’ordres personnels, tous faits et théories qui ne sont pas rapportés par des sources scientifiques, auxquels la problématique fait allusion, ne sont pas acceptables. Par ailleurs, une problématique qui ne reflète pas la neutralité et l’ouverture ne peut non plus faire objet de recherche scientifique.

Dernier lieu, analysons comment devrait être l’aspect essentiel de la problématique, qui est le fond

Une problématique reste élémentaire quand elle est déterminée à la légère, c’est-à-dire de manière peu réfléchie. Dans ce cadre on cite les problématiques qui trahissent une bonne compréhension du sujet et celles qui ne partent pas du sujet choisi et qui font les hors-sujets. Une problématique correcte est par contre, issue d’une réflexion approfondie sur le sujet. Ainsi, elle est cohérente avec le sujet et avec le plan. Ensuite, une problématique banale, qui manque d’originalité et qui n’est pas innovante est aussi mauvaise. C’est une problématique qui tend vers une hypothèse de recherche banale ou totalement logique. Enfin une problématique efficace est vraiment pertinente : elle pointe vers l’intérêt du sujet en faisant la synthèse des différentes interrogations, ou en mettant en lien différents concepts. De plus, elle est logique, authentique et adaptée selon les options. Par exemple, dans les domaines de la psychologie, de la médecine ou de la pédagogie, il est logique que la problématique vise à cerner les raisons d’un phénomène ; dans les domaines économiques et politiques, elle vise plutôt à rechercher des méthodes ou des suggestions d’amélioration.

Comment écrire une bonne problématique de mémoire ?

Pour écrire une bonne problématique de mémoire, il faut d’abord définir une question qui apporte du sens à notre sujet de mémoire. On doit trouver une problématique qui nous tient à coeur et qui nous fait vibrer. On devra ensuite s’entourer d’une documentation précise et pertinente sur le sujet et constituer une bibliographie. Une bonne problématique de mémoire doit être construite autour d’une idée centrale, unique et concise qui permet de résumer le problème. Le problème doit être spécifique et précis, afin d’être facilement identifiable. Le problème doit être appuyé par des faits, des exemples, des références.

Comment écrire une bonne problématique de mémoire

Qu’est-ce qu’une bonne problématique de mémoire ?

Une bonne problématique de mémoire est une question qui se pose sur le thème du spectacle dans l’hypothèse d’un sujet dans ce domaine de compétence. Elle doit dans ce cas permettre aux participants de réfléchir à différentes approches artistiques. Une bonne problématique permet de réunir des artistes autour d’une même idée et de les faire travailler ensemble. Pour qu’il y ait une bonne problématique de mémoire, le thème doit être précis et bien ciblé. La bonne problématique est une question qui se pose sur le thème du spectacle. Elle doit être facilement applicable à plusieurs formes artistiques. La bonne problématique peut avoir plusieurs réponses, qui permettent de réunir différentes disciplines.

Pourquoi s’entraîner à repérer une mauvaise problématique ?

Une erreur classique consiste à définir une problématique trop vague, qui ne propose pas assez d’informations ou qui regroupe des idées trop disparates. Il est également important de repérer et de savoir identifier les mauvaises problématiques, car elles sont souvent caractérisées par une imprécision et une présentation laconiques. En effet, la mauvaise problématique est souvent l’illustration de la difficulté que peut avoir le concepteur à cerner son idée (et ainsi, son interprétation du thème). En repérant des problématiques imprécises, vagues, non ordonnées, on s’entraîne à déceler les lacunes de pensée de l’auteur de la problématique et à proposer des idées plus concrètes et précises.

La question est trop vague.

La question est trop vague lorsqu’elle ne propose pas assez d’informations et qu’elle regroupe des idées trop disparates. Une bonne problématique doit être spécifique et précise afin d’être facilement identifiable. Une question trop vague ne permet pas d’identifier une réponse.

La présentation des idées est illogique ou non ordonnée.

Lorsqu’une problématique est peu logique, il peut être difficile de saisir le propos. Il est fréquent de voir un traitement répétitif du thème, et c’est assez normal : l’auteur tente de développer son idée et de la faire passer. Le problème, c’est qu’il y retourne trop souvent. Il peut être tentant d’aller à la pêche aux idées au détour d’une phrase, mais cela génère un style éprouvant pour le lecteur, qui doit d’abord saisir le schéma de pensée avant d’aller puiser des idées. Il est plus judicieux d’avoir un plan d’attaque clair et logique, qui permettra d’augmenter l’impact de la problématique.

La question propose des objets qui ne font pas partie du thème.

Cette problématique est souvent caractérisée par un thème très restreint, qui ne permet pas de diversifier. Il arrive que l’on repère une problématique qui propose des objets qui ne font pas partie du thème. Dans ce cas, l’idée n’est pas de contredire ou de discréditer le concepteur. Il s’agit plutôt de s’interroger sur le fait de savoir si le thème est le bon. Le problème est que ce thème n’est pas ou peu approprié au spectacle.

Exemples de problématique de mémoire précises et correctement formulées 

La problématique se doit d’associer deux concepts et d’en étudier la relation. Comme indiqué précédemment, cette dernière se doit d’être très précise et de chercher à répondre à un problème académique pertinent, novateur, et d’actualité. Quelques exemples ci-après pour vous donner une visibilité concrète sur ce qui est requis en matière de formulation de la problématique :

  • Fusion & acquisition, quels sont les impacts organisationnels d’une OPA hostile ?
  • Comment développer une servuction autour d’une application pour les personnes âgées dépendantes ?
  • Quel solution de type application mobile pour favoriser la détection de la maladie chronique X (Hypertension artérielle ; diabète ..)  ?
  • En quoi la communication RSE permet-elle de promouvoir l’image de marque d’une entreprise?

Conclusion 

La mauvaise problématique est souvent caractérisée par une étendue générale trop large ou vague, des propositions qui ne se limitent pas aux objets proposés ou encore une présentation désordonnée dont les idées et les concepts mobilisés.

La clarté de la problématique et sa pertinence sont essentielles, d’où l’intérêt primordial d’une réflexion approfondie sur le sujet. A part éviter une mauvaise problématisation, la maîtrise de la méthodologie de recherche entière serait à favoriser afin que les mémoires réalisés contribuent significativement à l’avancement des connaissances.

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