201412.16
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Le mémoire infirmier : les 10 règles d’or pour valider l’épreuve

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Le diplôme d’état infirmier est validé par le mémoire infirmier encore connu sous le nom de travail de fin d’étude infirmier : « TFE infirmier ».

Quelles sont les parties essentielles qui constituent le TFE infirmier?

D’une importance primordiale, sa réalisation, notamment sa rédaction se doit d’être précise et rigoureuse afin que le mémoire infirmier puisse refléter l’efficacité et la compétence de l’étudiant. En d’autres termes son « savoir-être » et son « savoir-faire » dans son contexte environnemental qui allie souvent, outre les soins, urgence et accompagnement.

Tout d’abord, la réalisation du mémoire d’infirmier nécessite tel un architecte qui conçoit une maison, un plan que sera la note de recherche. Effectivement, telle une maquette, la note de recherche détaillera et résumera à la fois le mémoire infirmier en y relatant tout en démontrant le sujet du travail par assertion des points clés, notamment la situation d’appel et les questions de recherche ayant permis la formulation de la problématique.

D’une manière générale, le mémoire infirmier comportera deux (02) grandes parties : le cadre conceptuel encore appelé le cadre de référence du mémoire qui portera principalement sur les concepts qui émanent du sujet et dont l’organisation suivra une connotation logique qui traduira un fil de raisonnement basé sur des preuves scientifiques pertinentes. Les notions et définitions d’auteurs dans cette partie seront aussi utilisées dans la partie discussion afin d’appuyer l’analyse des résultats, des données d’enquête.

Incontestablement, une partie pratique encore dénommée partie empirique est requise et essentielle pour la réalisation de tout mémoire infirmier. Le sujet, le thème de recherche ayant été délimité et définit par le cadre conceptuel, cette partie pratique apportera des réponses à la problématique qui confirmera ou non les hypothèses de départ. Effectivement, la réalité du contexte, du sujet choisit sera palpable de par les réponses obtenues directement sur le terrain par l’enquête effectuée. Fréquemment, l’enquête est de type entretien semi-directif afin de permettre une aisance de réponse certaine bien que l’entretien soit dirigé par un questionnaire apposé à une population cible spécifique du sujet.

A la suite de la partie pratique sera ainsi réalisée la discussion et l’analyse des données d’enquête obtenues de laquelle sera émise des recommandations ou préconisations qui démontreront la logique de raisonnement, l’assimilation des connaissances acquises par l’infirmier durant ses années d’études et surtout sa capacité à les appliquer au niveau de l’environnement professionnel de l’infirmier.

Quelles sont les principales clés pour réussir la rédaction du TFE ou du mémoire infirmier?

Pour réussir la rédaction de son mémoire infirmier :

–       L’étudiant devra porter une attention particulière dans le choix de son sujet afin que celui-ci puisse présenter un intérêt académique certain,

–       Dans la partie cadre conceptuel, il est recommandé de ne pas dépasser trois (03) concepts différents, l’idéal serait de se référer uniquement à deux (02) concepts parce que la qualité de raisonnement ne se juge pas au nombre de concepts définis mais à la manière dont l’étudiant les utilise pour agrémenter et argumenter sa partie pratique,

–       La compétence de l’étudiant infirmier à allier ses connaissances théoriques à la pratique requise par le contexte environnemental étant le critère principal à juger dans le mémoire infirmier, il est préconisé que le questionnaire aborde directement la thématique du travail en s’axant outre les côtés positifs, les problèmes rencontrés et les recommandations des interviewés. En effet, la partie conceptuelle répond et montre déjà les « positifs » relatifs au sujet,

–       Le choix de la population cible constitue la « pierre angulaire » pour la qualité des réponses obtenues. La discussion sera d’autant plus pertinente si par exemple sur six (06) infirmiers interviewés, trois (03) sont expérimentés et les trois (03) autres de récents infirmiers,

–       Durant l’analyse des données et la discussion, il est plus aisé de débuter par l’analyse descriptive des résultats obtenus avant d’aborder les principaux points qui méritent vraiment réflexion, par rapport aux hypothèses émises et à la problématique notamment,

–       Il n’est pas nécessaire d’alourdir le mémoire de données, de concepts et d’analyse qui ne présentent aucun intérêt académique. Un exemple concret est le cas où l’étudiant se met à analyser ce qui est déjà affirmé par la pratique conceptuelle.

–       Le plan du mémoire infirmier joue également un rôle clef. En effet, le plan détaillé est également lu en priorité après le résumé, l’introduction et la conclusion. Il permet de voir le « squelette » du travail et permet de prime abord de juger de la cohérence et de la structuration logique du mémoire infirmier,

–       Comme tout mémoire, il est conseillé de ne rédiger l’introduction qu’en dernier lieu afin que la mise en contexte ne soit pas trop éloignée du contenu et du sujet. De même que la formulation de la problématique et l’annonce du plan qui s’en trouvent facilitées,

–       Le résumé du mémoire infirmier constitue le reflet du mémoire comme une photo d’identité de ce dernier, il comportera notamment l’identification des démarches de recherche et la présentation des principaux résultats obtenus avec les concepts retenus,

–       La conclusion ne doit pas sortir de la thématique posée. En effet, il est essentiel de refréner l’ardeur des recommandations dont l’étudiant est généralement imprégné à la fin de la discussion. Cette partie donnera une réponse nette et simple à la problématique tout en infirmant ou confirmant les ou l’hypothèse(s) avancée(s)avant d’ouvrir sur une perspective.

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