201412.11
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Comment rédiger l’introduction parfaite pour un mémoire de fin d’études?

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L’introduction, en cadrant le mémoire par la première impression qu’elle reflètera mérite un attention particulière. Rater ou manquer son introduction de mémoire certes ne constitue pas une inadmissibilité en elle-même, mais cela laisserait indéniablement paraître une certaine impotence qui va requérir plus de poids d’arguments tant au niveau de la précision d’écriture que de l’enchaînement fluide et cohérent du mémoire.

Pourquoi l’introduction est-elle une partie capitale pour votre mémoire de fin d’études ?

Le grand risque encouru par une introduction maladroite serait bien évidemment une lecture distraite et inattentive du contenu restant. En effet, l’introduction étant la première partie de votre mémoire, elle va donc en donner une première impression globale.
Il est donc essentiel de parfaire l’introduction dont le rôle consiste à annoncer le sujet (problématique) et donner une idée, un aperçu sur l’ensemble du travail, sa valeur et ses qualités. Ce qui traduit en d’autres termes la compréhension et la maîtrise du sujet par l’étudiant à travers l’engagement d’une réflexion structurée, rédigée correctement, à travers un plan.

Si l’on devait se référer au physique de la personne quant au mémoire complet, l’introduction reflèterait le visage. Effectivement, de l’introduction émane la qualité du mémoire tant elle renvoie son organisation et sa cohérence : elle est stratégiquement la partie la plus importante du mémoire.
Comme son nom l’indique, la partie introduction consiste à introduire, imprégner le sujet tout en donnant le ton par la problématique et l’annonce du plan.

Pour débuter l’introduction, il est essentiel de dévoiler le sujet tout en gardant une part de mystère qui inciterait dans le même temps que l’annonce de la problématique, le lecteur à lire le reste du contenu.
Autrement dit, l’introduction d’un mémoire de fin d’études se veut être comme une publicité ponctuelle toute en douceur.
Se divisant généralement en trois (03) parties, elle comporte :

– L’accroche ou l’annonce du sujet
– La formulation de la problématique
– La présentation du plan de travail

Mais selon l’envergure, la complexité de votre sujet de votre mémoire ou les barèmes définis par votre établissement, l’introduction peut être encore plus développée, de la manière et l’ordre suivants :

  • L’accroche
  • L’annonce du sujet
  • Le contexte actuel
  • Vos motivations
  • Le cadre théorique
  • La formulation de la problématique
  • La présentation de la méthodologie de recherche
  • L’objectif du mémoire
  • La présentation du plan de travail

La rédaction de ces parties se doit également d’être irréprochable en termes de fautes et de précision. En effet, il est essentiel d’écrire de façon claire et concise pour donner envie au lecteur de poursuivre sa lecture. Comme le dit l’adage : “Vous n’aurez jamais deux occasions de faire une première bonne impression”, votre attention doit donc être à son paroxysme pour cette partie de votre mémoire.

Comment s’inspirer ?

Oui, s’inspirer car il est ici question d’inspiration afin que fluidité puisse rimer avec cohérence et structuration.

Voici comment vous devez structurer et rédiger chacune des sept (7) phases de votre introduction de mémoire :

L’accroche
Comme l’indique son nom, c’est les premières phrases qui vont composer l’introduction. Elle doit ainsi attiser l’attention ou la curiosité du lecteur pour lui donner envie de lire votre ouvrage.

Il existe plusieurs façons de faire. Il est recommandé d’aborder les chiffres issus d’enquêtes ou d’études épidémiologiques se référant au sujet, un historique, un évènement marquant et pertinent qui éveille sur le sujet, une observation personnelle étonnante rencontrée lors de stage ou autres, ou encore une citation ou un extrait d’entretien.

Cette accroche va vous permettre d’aborder ensuite la prochaine étape, celle de l’annonce de votre sujet. D’où l’importance de bien le choisir en cohérence avec ce dernier.

L’annonce du sujet

Après votre accroche, vous devez annoncer clairement votre sujet, sans détour. Elle doit être simple de façon à ce que toute personne qui le lise, puisse facilement comprendre quel est le thème de votre mémoire.

Le contexte actuel

Facultatif, le contexte dans une introduction se résume en un paragraphe et a pour fonction d’amener votre lecteur d’une généralité vers le sujet de votre mémoire. Vous orientez ainsi votre travail, et délimitez les contours de votre sujet pour votre lecteur.

Vos motivations

Les rédacteurs de mémoires rajoutent souvent dans leur introduction, cette partie supplémentaire pour expliquer leur motivation pour le sujet ou le thème qu’ils ont choisi. Vous justifiez donc ici en un court paragraphe, le choix de votre thème. D’abord pourquoi le choix de ce thème ? Et ensuite, pourquoi l’avoir choisi ?

Il devrait pouvoir se résumer en une ou deux phrases, et donner envie de lire la suite. Ce paragraphe « motivation » confère également une dimension encore plus logique, et plus personnelle de surcroît à votre travail de recherche, ce qui pourrait séduire votre lecteur.

Le cadre théorique du mémoire

Le cadre théorique est la formulation des idées existantes, d’hypothèses et de concepts, issus de faits prouvés et liés au problème étudié. Il va répondre [uniquement] à des questions d’ordres descriptifs, soit par des bibliographies, des hypothèses scientifiques poussées, de théories chiffrées, … afin de développer un contexte (celui que vous aurez préalablement avancé plus haut dans votre introduction).

Pour donner un « cadre » à vos recherches, vous pouvez ainsi vous inspirer de données statistiques, de chiffres, de terminologies, de bibliographies, d’auteurs de thèses … autant d’informations historiques, scientifiques, sociales, environnementales, marketing etc … en lien avec votre sujet de mémoire, pour démontrer que vos idées découlent de sources fiables, pertinentes, et logiques à votre domaine de recherche. Il donnera encore plus de valeur à votre sujet de mémoire.

Voici un résumé des caractéristiques tirées de nos 10 conseils pour réussir votre cadre théorique de mémoire :

  • Pertinent : dans le sens où il doit s’appuyer sur des sujets précis, d’actualités, vérifiables et faisables, en lien avec le sujet de votre mémoire. Votre vigueur à lire des ouvrages, des thèses et toute autre documentation scientifique ou d’actualités sera votre grande force ici.
  • Exhaustif : informer de l’état des lieux de la recherche disponible
  • Délimité : retenir la ou les théories applicables au sujet parmi tant d’autres
  • Utile : les informations que vous y intégrez doivent apporter une tant sur le plan théorique que pratique, il doit apporter une plus-value
  • Référencé : affichez sources, auteurs, dates de publications etc …
  • Partant d’un contexte et d’une justification : se situe dans un domaine de recherche bien précis
  • Basé sur une bibliographie solide et d’informations savamment triées : appuyez vos recherches sur des données préexistantes et non sur des ‘on-dit’, et prenez soin de les filtrer pour qu’elles soient percutantes avec le sujet de recherche
  • Suivre un plan logique : il n’y a pas de règles précises pour les cadres théoriques, il suffit juste de suivre une logique qui donnera à votre mémoire un cheminement logique dans son ensemble.
  • Soigné : bonne mise en forme, sans fautes d’orthographes ni de grammaires, des phrases claires et concises …

La formulation de la problématique

La problématique est une partie importante dans votre introduction, parce qu’elle exprime ce que vous cherchez à déchiffrer à travers votre mémoire. Elle va également justifier la structure du plan que vous présenterez plus tard.

La problématique est issue d’une série de questionnements pertinents originaux et innovants en rapport au sujet du mémoire. Pour réussir à en formuler une, il faut commencer par se poser les bonnes questions, et en dégager celle que vous souhaitez traiter et sous quel angle vous choisissez de l’aborder.

Pour formuler une problématique, voici une méthodologie simplifiée, qui consiste à répondre à une série de questionnements :

  • Quel est le problème ? Son origine ? Pour quelle raison est-ce un problème ? …
  • Quelles sont les théories, les faits concernant ce problème ? s’il y en a, quelles solutions ou actions ont déjà été apportées ? lesquelles ont fonctionné, lesquelles non et pourquoi ? …
  • Qu’est-ce que vous allez solutionner ? Quelle partie ou quel aspect ?
  • En quoi et comment votre solution va-t-elle impacter ou bénéficier à l’entreprise, la société, le grand public, la cible en somme ? Que se passerait-il sans cette solution ? Qui cela va-t-il impacter le plus ?

A l’instar d’une mauvaise problématique, une bonne problématique se travaille autant sur la forme que sur le fond. Elle doit être :

  • Compréhensible, claire et concise: avec des mots compréhensibles, des phrases courtes, …
  • Clairement définie: abordant un seul aspect et un problème à traiter à la fois, et qui évite des sujets trop vagues ou trop généraux
  • Objective, neutre : basés sur des faits concrets, réels, ou des théories issus de sources scientifiques ou prouvées et non de faits d’ordre personnel ou de suppositions …
  • Cohérente avec le sujet et logique : qui correspond au thème choisi, pertinente à votre domaine de recherche. En d’autres mots, qui n’est pas « hors-sujet »
  • Originale et innovante: rien de plus ennuyeux pour un jury, qu’une problématique banale, déjà-vus auparavant et sans aucune originalité.

Evaluez donc votre problématique, et voyez si elle répond à l’ensemble de ces caractéristiques.

Dans l’énonciation de la problématique du mémoire, il est préconisé d’utiliser un style journalistique : la poser sous forme de questions qui vont cerner l’ensemble du sujet avec précision. La problématique de votre mémoire peut tenir en 1 phrase ou en un court paragraphe.

            L’objectif du mémoire

Il va vous permettre d’exposer en 1 paragraphe ou de quelques phrases pourquoi vous effectuez ces recherches, sur la base de votre problématique. Est-ce pour démontrer, découvrir, obtenir des connaissances, de rechercher les causes d’un échec ou d’un déclin, etc… ?

Il conduit généralement à créer des recommandations plus loin dans votre mémoire, sans toutefois signifier qu’il vous appartient de résoudre le problème en question. Sauf si, c’est exactement la raison de vos recherches ou de votre mémoire, d’un commun accord avec votre entreprise, les autorités concernées par vos recherches ou vos clients.

La présentation du plan de travail

Enfin, l’annonce du plan, dernière étape de l’introduction va présenter les différentes parties de votre mémoire ainsi que leur ordre chronologique.

L’annonce du plan se fera par l’usage de connecteurs adaptés comme « en premier lieu », « en second lieu » … « en dernier lieu » ou encore « dans la première partie » « dans la seconde partie » « dans la dernière partie » afin de montrer la structure du travail et démontrer conjointement la clarté de l’étude. Effectivement, l’utilisation d’articulateurs chronologiques traduit une logique, une cohérence tant dans la structure que dans l’énonciation des idées.

Une autre recommandation est de confirmer au préalable à votre administration, si vous devez utiliser dans votre mémoire, plutôt le pronom « je  … », personnel ou le « nous … ». En cas de doute, vous pourrez toujours utiliser la tournure impersonnelle ou passive.

Exemple : « la première partie abordera … » / « la seconde partie présentera … » etc …

Les termes que vous utilisez pour annoncer votre plan, ici ou pour l’ensemble de votre mémoire, ne doivent pas être négligés. On observe souvent dans les rapports de stages ou les mémoires, l’utilisation de mêmes termes/mots pour présenter un plan. Veillez à garder votre présentation le moins monotone possible. Non seulement, variez les connecteurs que vous utiliserez pour présenter une structure de plan ou des sous parties, mais pensez également aux synonymes pour les verbes d’actions. Word même en propose un minimum et des applications web aussi.

Exemples de quelques verbes d’actions que vous pouvez utiliser, dépendamment de votre plan bien sûr :

  • Je présenterai … / … présentera …
  • Je parlerai de … / … parlera de …
  • Je m’attaquerai à … / … attaquera …
  • Je démontrerai que … / …démontrera que …
  • Je soulignerai l’importance de … / … soulignera l’importance de …
  • Je me concentrerai sur … / … se concentrera sur …
  • Je m’intéresserai à … / … s’intéressera à …
  • Je soulignerai … / … soulignera …
  • J’expliquerai … / … expliquera …

Etc …

L’orthographe et la longueur des phrases utilisées lors de la rédaction doivent être impeccables : pas de fautes de grammaire ou d’orthographes, des phrases courtes et concises, même si cela peut sembler évident, la rigueur en matière d’orthographe nécessite une attention particulière. D’où notre conseil de toujours relire, mieux, faire relire votre mémoire par une tierce personne.

L’introduction du mémoire ne dépasse généralement pas deux (2) pages, dépendamment également des barèmes ou consignes donnés par votre établissement.

Petite astuce ?

Bien que la réflexion que vous porterez à votre thème, votre méthodologie de recherches des problématiques se fait bien en amont de votre rédaction, il est plus aisé de rédiger l’introduction à la fin de la rédaction du corps du mémoire, avec la conclusion. Incontestablement, tout est déjà « mieux »posé et structuré dans la tête que l’on trouve facilement les mots pour émettre la problématique et annoncer le plan.

Vous avez désormais toutes les cartes en main pour rédiger une introduction parfaite. A vous de jouer !

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