201503.03
0

Comment rédiger un questionnaire d’étude quantitative pour un mémoire de fin d’études?

Publie par

Un questionnaire a pour finalité d’observer, de  mesurer, de déchiffrer, de comprendre et d’interpréter des comportements et des opinions d’une population donnée, en les comparant et en les quantifiant, afin d’obtenir une inférence statistique.

Première étape : L’élaboration du questionnaire

Le contenu du Questionnaire

a)     Un questionnaire est composé d’une introduction destinée aux répondants, des consignes pour l’enquêteur ou le répondant, des questions et de la grille de codification des réponses.

b)    Il faut veiller à poser des questions brèves et claires, en alternant questions difficiles et questions simples, de même pour l’équilibre des questions ouvertes et fermées.

c)     L’enchaînement des questions est un aspect essentiel du questionnaire. La meilleure méthode, dite « de l’entonnoir », recherchera en premier lieu à proposer des questions sur des généralités, puis abordera des questions plus pointues, ou même personnelles.

d)    Concernant l’agencement, les questions essentielles à l’enquête se positionneront à la moitié du questionnaire et celles qui traiteront des renseignements socio-démographiques (sexe, âge, statut familial, …) trouveront leur place au bout du document.

e)     Enfin, il est recommandé de regrouper les thématiques voisines, et de ne pas passer trop fréquemment d’un sujet à l’autre.

f)     Une « question de contrôle » insérée au milieu du questionnaire vérifiera si les réponses fournies sont cohérentes et sérieuses, et d’éviter tout « biais ».

La codification

Cette opération consiste à attribuer un numéro à chacune des questions posées (Q1, Q2…) et de leurs réponses. Elle accélère la saisie des réponses au moment du traitement d’un questionnaire.

La présentation des codifications requiert une clarté et une cohérence : de ces aspects dépend la facilité du codage et du dépouillement.

exemple :
Q8 « Utilisez-vous ce service ? »
a : Oui ==> Q9
b : Non ==> Q17
L’enquêteur entourera la réponse a ou b.
En ce qui concerne les questions ouvertes, la codification de leurs réponses s’effectuera à la suite de l’administration du questionnaire.

Deuxième étape : La rédaction proprement dite

L’introduction

Les informations suivantes doivent figurer au début d’un questionnaire d’enquête quantitative : références de l’entité réalisant l’enquête, importance et buts de l’enquête, choix de la population et de ses intérêts pour l’étude, garantie de l’anonymat et remerciements adressés au répondant.

La formulation des questions

Il est impératif, dans cette partie, d’éviter quelques écueils :

a)     La suggestion des réponses : les hypothèses trop évidentes dans une question sont à bannir. De même que les questions induisant une dévalorisation du répondant. Un ton neutre est à adopter.

b)    Les questions du type « Savez-vous que.. ? », « Ne croyez-vous pas que… » induisent des réponses positives. Aussi, pour les questions d’opinion personnelle, il est recommandé de ne pas utiliser des questions fermées (oui/non, d’accord/pas d’accord, vrai/faux…).

Les types de questions

a)     question fermée

–       La question fermée à choix unique : implique une réponse telle que « oui », « non », « vrai », « faux »…

b)    La question pré-formée, pré-codée ou « question cafétéria » : le répondant choisit une réponse parmi un  choix de réponses imposées.

c)     La question semi-ouverte : une combinaison entre une question « pré-formée » et une partie ouverte (impliquant des réponses telles que « autres », « 1er choix, 2è choix…)

d)    La question ouverte

L’enquêté est libre dans ses réponses

e)     Les échelles

Grâce à un rapport de grandeur, l’opinion du répondant est mesurée selon des aspects précis de l’objet de l’étude.

–       L’échelle de Likert : l’individu évalue un objet en lui attribuant une note, en indiquant, par exemple, son niveau d’accord ou de désaccord.

–       L’échelle différentielle sémantique : l’enquêté répond en se situant entre deux propositions de sens opposés (de « Très » en passant par « Peu », « Moyennement », « Neutre » jusqu’à « Très »)

–       L’échelle à supports sémantiques : les libellés des réponses présentent des valeurs psychologiques égales («très mauvais », « acceptable », « excellent » combiné à des chiffres allant de 1 à 7 par exemple).

La longueur

La moyenne admise est de 10 à 15 questions par questionnaires. En effet, il n’est point nécessaire de proposer un long questionnaire (risque de lassitude).

5-    Le vocabulaire

Il doit s’adapter à la population choisie, tout en étant simple, concis et précis. Les termes chargés d’affects et de connotations sont à bannir.

La mise en page

Le papier, la mise en page, les caractères choisis….contribuent à la facilitation de l’enquête ou à la situation inverse. Enfin, ils renforcent l’opinion qu’a le répondant de l’interviewer ou de l’enquête.

Troisième étape :Le pré-test

Phase cruciale et pourtant négligée, le pré-test éprouve la fluidité, la clarté, la précision des questions, et élimine toutes les imperfections du questionnaire, autant sur la forme (pertinence de la mise en page…), que sur le fond (efficacité de la codification…), avant la diffusion de l’enquête avec la version définitive du questionnaire.

FacebookTwitterGoogle

google_plus
Publié par

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *