201711.22
0

Une étude quantitative ou qualitative est-elle préférable pour la partie empirique de votre mémoire?

Publie par

Dans la partie empirique d’un mémoire de recherche, il est primordial d’avoir un choix de méthodologie bien clair et d’être capable de l’expliquer car cette partie a pour principal objectif de confirmer ou d’infirmer les constats issus de l’étude théorique.

Afin d’apporter une réponse optimale à la question posée, nous prendrons donc le temps d’évoquer séparément les deux types de méthodologies qui sont proposées, à savoir, l’étude qualitative et l’étude quantitative.

L’étude qualitative se base sur une description détaillée du sujet, partant de caractéristiques et d’éléments verbaux pour en réaliser une analyse, une interprétation ou un diagnostic.

En un mot, l’étude qualitative adopte une approche inductive du sujet.

Il faut noter la part de subjectivité dans cette approche car l’instrument principal de collecte  des informations est le chercheur lui-même.

De cette approche, on obtient des hypothèses ou des tendances générales.

Exemple : pour « l’étude d’impact des encadrements d’une ONG auprès des producteurs ».

Le chercheur prendra comme référence la description détaillée de la mission de l’ONG. Puis, en se rapprochant des bénéficiaires et partenaires de l’intervention, il s’efforcera à travers des entretiens individuels et un atelier de consultation, d’évaluer le niveau d’adoption des bonnes pratiques agricoles par les producteurs. Le chercheur relatera ses impressions dans un tableau évoquant la proportion de bénéficiaires ayant (i) bien adopté, (ii) moyennement adopté ou (iii) peu ou pas adopté les techniques pour en faire une interprétation et conclure si l’impact des interventions est positif, mitigé, négatif ou nul.

L’étude quantitative quant à elle, se base sur des données chiffrées et le travail d’analyse s’en trouve beaucoup plus délimité.

Il s’agît donc d’une approche déductive qui part de la classification de caractéristiques, de l’analyse de données statistiques ou de figures, pour obtenir la réponse à la problématique posée.

Cette méthodologie ne laisse aucune place à la subjectivité en apportant des réponses par évidence numérique.

Cette étude inclue souvent le recours à  un groupe témoin, permettant de confirmer ou d’infirmer l’(es) hypothèse(s) et donc de donner un résultat définitif et impartial.

Exemple : pour le même travail sur « l’étude d’impact des encadrements d’une ONG auprès des producteurs ».

Avec l’approche quantitative, le chercheur utilisera des tableaux statistiques portant sur une série d’indicateurs comme « l’évolution du rendement d’une année à l’autre », « l’évolution de la production totale », « le nombre de producteurs ayant décidé de recourir à des fertilisants pour le sol ». La comparaison de ces chiffres avec ceux de producteurs n’ayant pas bénéficié de l’intervention lui permettra de déduire si l’intervention a eu un impact positif, mitigé, négatif ou nul.

En somme, le choix de la méthodologie dépendra avant tout du domaine ou du sujet de recherche et des résultats attendus. Quoi qu’il en soit, une étude pour être complète et irréfutable pourrait recourir aux deux approches à la fois avec en première partie une étude qualitative et en deuxième, une étude quantitative.

En effet, dans l’exemple choisis qui relève d’un domaine plutôt scientifique, nous pouvons constater que pris séparément, chacune des deux approches peut sembler adaptée. Cependant, on obtient un meilleur niveau de précision et moins d’opportunité de discussions avec l’approche quantitative.

D’autre part, cet exemple démontre surtout l’intérêt que représente pour le chercheur de combiner les deux méthodes. L’étude commencera par l’approche qualitative qui permettra de définir la tendance générale des impacts selon le point de vue des bénéficiaires et des partenaires, puis la conduite d’une étude quantitative permettrait de renforcer les conclusions en apportant une démonstration « par évidence numérique ».

Téléchargez gratuitement notre guide complet pour la rédaction de votre mémoire en cliquant ici

FacebookTwitterGoogle

google_plus
Publié par

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *