201906.28
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Quels sont les avantages et inconvénients des 5 logiciels anti-plagiat les plus utilisés ?

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Alors qu’Internet et les nouvelles pratiques qu’il promeut – blogging, partage, etc. – prennent de plus en plus d’ampleur, la question des contenus dupliqués se retrouve au centre des problématiques que les gestionnaires de sites divers doivent considérer au quotidien. Pour éviter les conflits de propriété intellectuelle et autres risques de voir son site sanctionné par les moteurs de recherche, les logiciels anti-plagiats constituent une aide incontournable. Il est alors intéressant de se pencher sur les atouts et les failles de ces outils, à travers le cas des 5 références les plus sollicitées par les usagers. Pour cet aperçu, nous avons sélectionné 3 outils payants et 2 d’accès gratuit. 

Les logiciels anti-plagiat payants : plus d’efficacité sur les gros volumes de vérification 

Un des avantages les plus cités pour justifier le choix d’un logiciel anti-plagiat, plutôt qu’un autre, est la gratuité d’utilisation. Force est toutefois de constater que si les outils d’accès libre se multiplient, leur performance n’égale jamais tout à fait les références payantes. Pour la vérification de plagiat sur des documents volumineux ou vraiment sensibles, de type travaux universitaires, rien ne vaut donc l’investissement dans une référence payante. Dans cette catégorie, Scribbrfigure dans le peloton de tête d’autant qu’il collabore avec le très réputé Turnitin. La conception de ces 2 logiciels anti-plagiat fait appel à une technologie de pointe qui permet le scan de documents  volumineux et leur comparaison à des sources aussi pointues qu’élargies. Ces logiciels comparent les documents à vérifier  à des données répertoriées dans une base comptant des dizaines de millions d’articles et de publications académiques. Les sources internet intégrées dans la base se comptent par dizaines de milliards. L’intérêt de ces outils réside également dans le fait que la plupart des langues majeures comme l’allemand, l’espagnol, l’anglais et le français sont prises en charge, au même titre que la plupart des formats de documents : pdf, odt, docx, doc. 

Plus loin, le recours à ces logiciels ainsi qu’à d’autres comme Urkund, un autre grand favori des utilisateurs, garantit surtout une certaine honnêteté intellectuelle dans les productions académiques et professionnelles. Un moyen de rehausser le niveau des apprenants, en les jugeant sur des productions véritablement conçues par leur soin, à l’heure où recopier un devoir ou un mémoire de recherche déjà existant sur le Net est devenu une pratique banale à tous les niveaux. 

Quelques failles dans les versions gratuites   

Bien qu’étant très salutaire pour éviter les faits de contenus dupliqués, les logiciels anti-plagiat présentent néanmoins des failles, que l’on rencontre plus volontiers du côté des versions gratuites commePositeoou Plag, mais qui ne sont pas moins courantes sur les logiciels payants. L’inconvénient le plus courant concerne la limitation du volume de contenu que l’on peut insérer dans le dispositif de vérification. Pour des documents  d’une certaine longueur, il faudra alors reproduire le processus un certain nombre de fois pour pouvoir détecter d’éventuels plagiats. Or, certaines occurrences risquent justement de passer inaperçues car sorties de leurs contextes. Une moindre performance de la comparaison est alors un handicap inséparable des logiciels d’accès libre. D’autres ne reconnaissent que des formats spécifiés de documents, ce qui contraint l’utilisateur à de grandes acrobaties de changement d’extension. Certains logiciels ne sont, par ailleurs, disponibles que pour la vérification de productions faites dans une langue donnée, souvent l’anglais. La grande préoccupation et limite de la plupart des logiciels anti-plagiat concernent les intégrations de schémas, tableaux et figures. Ils ne sont que très peu pris en compte dans le processus de détection. De nombreux logiciels gratuits n’informent pas sur les sources où le plagiat a été détecté et d’autres présentent des rapports de comparaison pas nécessairement évidents à décrypter pour les profanes.

En conclusion, force est de constater que les logiciels anti-plagiat constituent des ressources indispensables pour une sécurisation et une valorisation des productions intellectuelles diffusées sur Internet. Il n’en est pas moins vrai que ces outils ne résolvent que partiellement les problématiques relevant de l’usurpation de propriété et autres formes de copies sur des matériaux préexistants. Par exemple, le questionnement concernant les limites entre inférence, intertextualité et plagiat continue d’occasionner de grands débats, alimentant à leur tour des réserves sur la pertinence réelle d’outils comme ces logiciels dédiés.  

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